Nous avions un rêve...

28 août 2016

Le voyage continue avec notre nouveau voilier Colleen & Co.

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05 juillet 2016

Ce n'est pas sans tristesse que nous vous informons que Show de Vent est vendu. Comme Camille l'a si bien comparé, notre "vieux pépé" nous quitte pour d'autres propriétaires, futurs navigateurs en méditérranée, dans un premier temps, puis l'atlantique. Il continuera donc à naviquer, et peut-etre qu'un jour, au cours d'un futur voyage, le croiserons nous? Il conservera son nom qui lui va si bien.

Transat-arrivee horta 025

Départ Goméra-Traversée Cap-vert 061

 

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14 juin 2016

CE QUE NOUS NE VOUS AVIONS PAS DIT, VERSION CAMILLE, LA FILLE N°2

Bonjour, je m'appelle Camille, j'ai 18 ans, les cheveux roses et les yeux bleus. Dans la vie j'aime le rosé, les arts plastiques et les chats.

Plus sérieusement, ma mère m'a proposé (ou c'est moi qui me suis portée volontaire, je ne sais plus) de participer à la rédaction du blog il y a quelques temps, après la parution de son dernier article ''Ce que nous ne vous avions pas dit''. Alors voilà, voici ce que, moi, je n'avais pas dit sur notre voyage, même si je ne parlerais pas non plus uniquement des points négatifs, étant donné que je n'ai jamais contribué au blog durant le voyage.

Lorsque mes ''fous'' de parents m'ont parlé de leur projet de tour du monde en voilier, je me rappelle de plusieurs stades:

- Le choc

- La panique: questionnements multiple, plus ou moins sérieux

- L'acceptation

- L'euphorie extrême

- L'euphorie extrême

- L'euphorie extrême

Durant des mois, j'ai vécu dans l'attente insupportable de partir enfin, de quitter le Cher, le collège, la grisaille, pour entamer une nouvelle vie que je me représentais comme suit: des cours par correspondance le matin, farniente l'après-midi, baignades, chaleur, frime sur les réseaux sociaux, éclate totale, carpe diem et poisson en papillote tous les jours.

Je souligne que mes parents ne nous ont jamais imposé ce projet de tour du monde à ma grande sœur et à moi. Ce projet a mûri pendant plusieurs mois: des questionnements, de la réflexion, de l'organisation... Et beaucoup de dialogue, car un projet d'une telle envergure demande le consentement de tout le monde. Mes parents ont toujours été à l'écoute de leurs enfants, Dieu merci.

J'avais 13 ans quand nous sommes partis en voyage. Ma grande sœur en avait 16. A cette période, entre les problèmes psychologiques et les crises d'adolescence, je me rends compte que c'est une chose difficile et plutôt audacieuse de s'embarquer dans un voyage tel que celui-là: des parents qui tiennent la route – au début – , mais deux gamines qui commencent à grandir et qui se retrouvent dans un espace très petit du jour au lendemain... C'est difficile.

D'ailleurs, en emménageant sur le bateau lorsque celui-ci était encore à quai en France et en plein travaux, j'ai fait une grosse déprime. Rien de dramatique non plus: un changement radical d'environnement (grande maison, grand jardin, grande chambre colorée Versus bateau de 13 mètres avec une cabine en forme de cercueil en guise de chambre et de la moquette grise tapissant les parois), des relations tumultueuses avec ma grande sœur que j'adorais malgré tout, un hiver pluvieux, tempétueux, venteux, pas de Papa à bord (il terminait son année de travail dans le Cher) et une chatte qui ne se nourrissait plus, se transformait en sac d'os car elle aussi se retrouvait du jour au lendemain enfermée dans un tout petit espace sans pouvoir sortir, après avoir connu une vie de baroudeuse en pleine campagne, à flinguer des pigeons sans revenir le soir pour manger ses croquettes et aller au lit.

Bref, c'était déjà un peu compliqué avant même de quitter la France. Ma mère essayait d'assurer une entente cordiale entre ma sœur et moi et entre nous trois, ce qui n'a pas été facile.

En fait, ce que je me dis souvent, c'est que nous sommes partis un peu tard... Ma sœur et moi commencions à atteindre un âge où nous avions besoin de nous émanciper, même si paradoxalement, une très mauvaise expérience du collège nous a rendues exagérément craintives à l'égard des personnes de notre âge et nous empêchait de vivre une adolescence dite ''normale''. Cependant, au moment de quitter la France, nous étions tous extrêmement contents, malgré une certaine appréhension qui après tout, est bien normale.

Pour ce qui est de la scolarité maintenant, il faut souligner que les cours par correspondance (CNED) ne conviennent pas à tout le monde: ma sœur a laissé tomber en Seconde (bien que les cours au collège ne lui convenaient pas non plus), elle voulait travailler, moi j'ai continué parce que j'étais plutôt bosseuse et psychotais énormément sur ma réussite scolaire. Cette scolarité était un peu difficile en soi – mauvaise connexion internet pour la documentation, autonomie et organisation à acquérir au plus vite, autocorrections, pas de professeurs, de la paperasse partout... Mais ce point-là n'est pas un aspect réellement négatif, puisque je m'y suis totalement accoutumée et ne jure maintenant que par le CNED, même à 18 ans passés.

 

Le vendredi 28 octobre 2011, ma sœur et moi faisons la rencontre d'un jeune garçon de notre âge, dans la marina de San Sebastian, Canaries. Il s'appelle Jason, il a 16 ans, nous avons fait connaissance (bien entendu, c'est lui qui est venu vers nous), et le lendemain, il nous présentait ses copines de voyage, Marine et Manon. Nous fument 5 jeunes gens à nous éclater dans le village, à chanter à tue-tête dans les rues, ''squatter'' la piscine d'un hôtel 5 étoiles, passer des journées entières à la plage,...

Le mardi 1er novembre 2011, nous rencontrons Audrey, qui est aujourd'hui encore, ma meilleure amie, une fille géniale que j'aime infiniment, bref. La fameuse Audrey de l'équipage du Losadama.

Losadama et Show de Vent ont navigué ensemble et ne se sont pas quitté durant plusieurs mois. Les parents de chaque équipage s'entendaient déjà super bien, et les 4 enfants aussi.

Voilà donc un aspect positif: les Rencontres. Pour ma sœur et moi, qui avions développé une réelle phobie des ''jeunes'', et des gens en général, nous étions déjà guéries.

A noter que les points positifs sont exposés tout au long du blog de Show de Vent. Les rencontres ont été essentielles dans ce voyage, nous avons gardé contact avec bon nombre de personnes rencontrées durant notre périple.

 

La chose qui m'a rendu le voyage pénible ont été les navigations. Je ne pensais pas qu'il y en aurait autant, vu que ma conception de la vie de bateau, comme je l'ai dit plus haut, était totalement idéalisée étant donné mon âge et mon ignorance de ce mode de vie.

Je souffrais atrocement du mal de mer, pour commencer. Ça n'a l'air de rien, mais c'est très pénible au quotidien.

Je m'ennuyais terriblement durant ces navigations: j'avais des livres, de quoi écrire, de quoi dessiner, etc, mais rien ne me faisait envie car je déprimais pas mal en pleine mer et avait tout le temps envie de vomir.

Aussi, il faut prendre en compte le fait que naviguer à 30 ans n'est pas la même chose que naviguer à 13 ans: je n'avais pas assez de forces pour faire des manœuvres de voile, j'avais une peur bleue de la gîte, des surventes, d'être seule en pleine mer dans un tout petit habitacle, et bien que mon Papa m'ait expliqué des dizaines de fois que le bateau ne pouvait pas se retourner grâce à la quille qui était faite pour éviter ça, je n'étais jamais convaincue et j'avais toujours aussi peur. Peur de devoir un jour déclencher la balise de détresse, de devoir ''déballer'' le radeau de survie, peur de couler, peur de manquer de nourriture et d'eau, peur d'être pris dans une tempête, peur des grosses vagues, peur que l'un de nous ne tombe à l'eau... Et même des parents bienveillants et protecteurs ne peuvent pas calmer les angoisses irrationnelles d'une petite fille de 13 ans.

Aussi, le problème des navigations pour moi était l'inconfort: ne pas réussir à dormir car trop occupée à psychoter sur d'éventuelles intempéries, collisions, panne de GPS... Le problème de la compensation de la gîte qui est éprouvante physiquement sur un first 42, le problème de ne pas pouvoir m'isoler dans ma chambre (eh, une cabine sans portes, excusez-moi, pour l'isolation vous repasserez), le problème d'un Papa qui masque ses inquiétudes sous de la colère... Il était le capitaine, il devait s'assurer de ne pas exposer sa famille à un danger... Ça devait être difficile, mais comme je viens de le dire, il transformait sa peur en colère (et beaucoup de gens font ça, moi y compris, donc même si à l'époque j'étais en colère contre lui, avec le recul, je le comprends et ne lui en veux pas. Chaque personne a ses faiblesses et c'est compréhensible de chercher à les masquer à sa femme et ses enfants).

Pour résumer, l'ambiance en navigation était difficile pour tout le monde. Je pense d'ailleurs que ce point-là n'est pas spécifique à ma famille: je pense que tous les voyageurs ont rencontré ces difficultés, mais n'en ont tout simplement jamais parlé. Il ne faut donc pas se voiler la face: naviguer demande du sang-froid, de la force, du courage aussi, et il est normal que le stress s’immisce chez chaque personne. Il faut tout simplement l'assumer, et c'est ce que nous avons fait.

 

Je ne m'étendrais pas trop sur l'escale de 9 mois en Martinique, car ma mère l'a déjà fait et je suis en total accord avec tout ce qu'elle a dit sur ce point. Nous avons été mal accueillis, traités d'esclavagistes, harcelées dans la rue (ma mère, ma sœur et moi), le kilo de tomate coûtait 5€, mon père avait un travail pourri, qu'il a fini par quitter si ma mémoire est bonne car sa patronne ne le payait plus, donc il ne travaillait plus, tournait en rond... Moi aussi je tournais en rond. La chaleur me terrassait, les autochtones m’insupportaient et me faisaient peur... Je m'étais cependant attachée à un groupe d'ados d'à peu près mon âge, j'ai fait mes ''expériences d'ado'' avec ma sœur, parfois il ne se passait rien, parfois ça se terminait mal. Je me suis vite retrouvée à ne plus les fréquenter.

Je me rappelle des déjeuners où à table, personne ne parlait, ma sœur était complètement renfermée sur elle-même, j'étais odieuse avec mes parents, mon père était agressif, ma mère pétait des câbles. Bref, tout le monde tirait la tronche, sauf nos deux chats qui avaient leurs propres problèmes – problèmes urinaires pour Crampon, problèmes de mobilité pour Clochette qui était attachée tout le temps à une laisse (c'est une fugueuse...) et avait continuellement envie de se barrer. Mes déviances psychologiques sont revenues, l'insubordination de ma grande sœur était de plus en plus inquiétante, dangereuse et insupportable. J'essayais de la défendre, de la couvrir auprès de mes parents, elle me repoussait, on se faisait la tronche, puis le lendemain on partait en stop à la plage du village voisin en rigolant... Une relation en dents de scie. Les sœurs comprendront.

Je pense qu'à ce stade-là du voyage (Martinique, 2012), nous étions au maximum des tensions (comme les États-Unis et l'URSS entre 1962 et les années 1970 (je révise mon Bac d'histoire en même temps que je rédige ce papier)). Les parents avaient des ''mises au point'' en tentant de «s'isoler» dans le cockpit très souvent... Qui bien sûr ne menaient jamais à rien. Mais qui étaient éprouvantes pour moi car je ne pouvais que les entendre, les écouter, et pleurer, et m'énerver, et avoir peur... Tous les gosses qui entendent leurs parents se disputer vivent cela de cette manière.

Ma sœur avait 17 ou 18 ans, elle me disait souvent qu'elle n'avait ''jamais réellement vécu son adolescence''. C'est donc en Martinique qu'elle et moi avons commencé à faire nos ''expériences d'ados''. C'étaient de véritables épreuves pour nos parents, mais en même temps, tous les parents vivent ça, non ? De plus, il est d'autant plus difficile de passer le cap de l'adolescence et de s'émanciper alors que l'on se retrouve dans une telle promiscuité, avec nos parents, toujours dans notre petit bateau de 42 pieds, sans ''chambre'' à proprement parler, sans possibilité de sortir,...

L'émancipation a donc naturellement été encore plus radicale que si nous avions eu une vie à terre, une scolarité normale et une maison où chacun pouvait s'isoler et souffler un peu afin de ne pas se taper dessus continuellement. Nous nous sommes mises en danger, nous avons fait de belles conneries, comme tout adolescent normal, mais nous avons vécu cette émancipation d'une manière plus accrue du fait de la promiscuité dans laquelle nous vivions.

Il n'y avait plus de dialogue. Plus de bons moments à partager durant cette période en Martinique, qui a été, selon moi, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

 

Nous n'avons jamais été une famille instable, bien au contraire. Mais la vie en bateau est très particulière: beaucoup de galères, promiscuité, humeurs changeantes causées par la peur qu'un jour, il y ait une catastrophe en pleine mer...

Mais malgré tout, lorsque je regarde des photos de notre voyage, je pleure de nostalgie. Parce que nous avons vécu une expérience unique, en famille (malgré les moments difficiles), nous avons navigué sur un bateau qui ne nous a jamais laissé tomber malgré son grand âge, nous avons fait des rencontres géniales, découvert des cultures différentes, nous avons constaté à quel point les populations pauvres étaient d'autant plus généreuses que les riches alors qu'elles n'avaient rien d'autres à nous offrir que leur accueil qui a toujours été chaleureux...

Lorsque mes amis me disent à quel point j'ai eu de la chance de vivre cette expérience, je leur dis: ''c'est vrai, mais ça n'a pas toujours été facile''... Parce qu'un voyage autour du monde n'est pas un mode de vie idéal. Dans tous les modes de vie, il y a des aspects positifs, et des aspects négatifs.

Et malgré la peur, les disputes, les galères d'argent, le passage de l'adolescence – qui sont des moments que tout le monde traverse, peut importe que ce soit à terre ou en mer – , j'ai adoré notre voyage.

L'idée de mettre Show de Vent en vente me fait souvent littéralement fondre en larmes. Parce que notre bateau, c'est comme un vieux pépé qu'on adore, lorsqu'il nous quitte, on est forcément triste. Cela peut paraître exagéré d'avoir une vision anthropomorphique d'un voilier, mais ce voilier, que j'ai tant détesté durant les navigations (de la même façon qu'on peut détester une personne), je ne veux pas qu'il appartienne à quelqu'un d'autre, parce qu'il nous a fait vivre des choses géniales malgré tout. Et le vendre à d'autres personnes, c'est devoir, d'un coup, tourner définitivement la page.

Ce que je ne vous avais jamais dit, c'est que, le ''côté négatif des choses'', selon moi, je n'ai pas le droit de m'en plaindre. Le fait que je n'arrive pas à tourner la page me fait bien voir à quel point, pour une gosse de 13 ans qui avait peur, ce voyage, malgré toutes les galères traversées, a été une aventure géniale et un réel privilège.

 

PS: ma sœur n'a pas prévu d'écrire un article comme ma mère et moi, mais je pense qu'en ce qui concerne le ''Ce que nous ne vous avions pas dit'', elle serait d'accord avec moi. Nous en parlions parfois, et même quand nous ne parlions pas, nous ressentions les mêmes choses, étions exaspérées par les mêmes choses...

Cependant, Morgane a radicalement changé à notre arrivée au Cap-Vert, fin 2011: elle s'est prise de passion pour ce mode de vie, elle n'a depuis jamais laissé tomber l'idée de vivre sa propre aventure. Elle met actuellement toute son énergie pour s'acheter un petit voilier et repartir en mer, ''le plus tôt possible''.

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13 juin 2016

REPONSE AUX INTERVENANTS DU FORUM HISSE & OH

L'article concernant l'envers du décor a été mis en lien sur le site Hisse et Oh (ici)! J'en ai été avertie par une amie et j'ai même reçu une invitation de la part d'un des participant du forum. Je m'octroie aujourd'hui quelques heures pour répondre à tout cette faune fascinante qui fourmille sur les forums. En premier lieu, je tiens à remercier les auteurs de messages de soutiens qui me sont allés droit au cœur, ceux qui ont répondu sur le forum, sur ce blog, sur ma boite mail ou ma page FB. Je remercie aussi les autres, ceux qui ont été moins complaisants, parce qu'ils m'ont permis de découvrir un panel d'individus admirables dans leur façon d'analyser une situation bien precise lors de laquelle ils n'étaient d'ailleurs pas présent, et d'en tirer des conclusions étriquées, caricaturales, ponctué d'autopsies bâclées à 2 balles. J'ai eu parfois la sensation de me trouver dans un tribunal de comptoir, assez clownesque car animé par ce genre de personnes qui ont une propension à ne retenir d'un texte que ce qui les arrange, peut être est-ce révélateur d'une frustration quelconque qui assouvirait leur besoin de conflit? Et oui, vous voyez qu'il est facile de s'improviser psychanalyste.

J'y ai découvert des psys au rabais, donc :Capucin « Déjà en voiture 6 heures il y a des engueulades, alors x semaines sur l'eau. Il suffit qu'un des enfants commence à dire qu'est-ce qu'on fout là, pour peu que ce soit dans un moment chaud, le père se sent remis en question et lui dit de la fermer, la mère prends la défense de l'enfant, ne lui parle pas sur ce ton, le père est encore plus remis en question, et c'est l'escalade. (quelle caricature!!!) ». Analyse très fine et très fouillée de fond de poubelle, en effet. oceanix « Quel échec regrettable! le ménage a volé en éclats ! ». « Echec », « volé en eclat », vous n'y allez pas de main morte ! Il n'est absolument pas question d’échec, je vous rappelle que nous avons bouclé un tour d'atlantique qui nous a apporté un large lot de bonheur, et si vous aviez pris la peine de naviguer sur le blog vous seriez moins radical. En ce qui concerne ma famille, je n'ai mentionné qu'une séparation « en excellents termes » une fois à terre, cela vous donne-t-il le droit d'en conclure que ma famille est brisée ????? christophek « et madame trop féministe comme elle le dit clairement et madame on est conciliante et pas revendicatrice ». Oui, à condition que l'autre partie le soit aussi. Et si vous considérez qu'exiger du respect est « trop » féministe, alors vous devez être vous même « très » sexiste. Avanti « une personne qui a une vision conflictuelle de la vie ». Vous devez être sacrément fort dans le domaine de la psychanalyse pour tirer de telles conclusion à la lecture d'un blog de voyage. Chapeau bas Monsieur. D’ailleurs, à la relecture de votre laïus, je constate que vous êtes irréprochable dans votre comportement à bord d'un bateau. erdemal « Comment fait-on pour convaincre une femme et ses deux filles, âgées de 12 et ?16 ans, d'embarquer pour un voyage de durée indéterminée sur un voilier de 12m ? ». Lisez le début du blog, vous aurez une réponse.

Des dons de divination particulièrement affûtés : Matsyl « sauf que le bateau à été l'élément déclencheur et que ses deux n'étaient simplement pas fait pour vivre ensembles et que dans le temps le résultat aurait été le même sur terre ».J'espere pour vous que vous faites payer vos consultations, cela vous mettrait à l’abri du besoin. Avanti « Je pense ce couple n'aurait pas tenu même à terre, le manque d'assurance de monsieur et son agressivité corollaire envers madame a juste accéléré les choses. » Quant à vous, vous devriez vous abstenir de penser.

D'autres participants qui m'ont donnés la sensation de n’être présent que pour étaler des connaissances, certes justes, mais à la recherche d'un public virtuel parce qu'inexistant dans la réalité ???Peuwi «Cette personne, qui se dit "féministe", ne l'est pas. C'est seulement de la misogynie (quand elle rabaisse son rôle), de la misandrie (quand elle dit que les hommes sont dans l'erreur), et un caractère bien trempé. Le féminisme, le réel féminisme, c'est quand on ne commence jamais ses phrases par "en tant que femme"/"en tant que mère", mais par "en tant que personne"/"parent"/"coéquipier" ... Cela s'applique hélas à toutes les personnes qui disent ici "moi, en tant que femme"/"moi, en tant qu'homme". Soyez des marins, c'est déjà beaucoup ! :D ». Merci pour votre intervention peuwi, nous avons beaucoup avancé.

Des professionnels des relations conjugales, des pédopsychiatres, (je ne pensais pas que ces professions étaient aussi présentes sur un forum de voileux) : CERIGO « La suite de l'histoire de ce fil sera peut-être l'éloignement affectif des 2 gamines vis à vis de leur mère et leur rapprochement vers leur père resté respectueux de sa femme en faisant abstraction de ce qu'il en pensait ». Peut-être Cerigo...ou pas ! Votre analyse est à mourir de rire. Un parfait cliché en vérité.

Ainsi qu'une série d'internautes qui se perdent en propos ineptes, inappropriés ou qui n'ont rien compris et qui n'ont probablement, pour certains, pas pris la peine de lire le début du blog pour tenter de comprendre notre démarche :Solent « Dans cet exemple, il me semble qu'il n'y avait pas vraiment de projet commun au départ. " l'eau est très loin d’être mon élément " c'est quand même un gros handicap de départ ! A terre elle a déja sacrifié sa carrière pour se consacrer aux enfants, donc assumer en plus les rêves de grand large d'un mari qui se révèle n'être pas vraiment celui qu'elle croyait, ça fait beaucoup. Ajoutez une ado rebelle et ça commence à faire une recette explosive. » Mon pauvre Solent ! Allez donc au début du blog vous aussi peut être en tirerez vous des conclusions plus justes. Capucin «j'ai peut-être pas tout compris, mais il est question d'un mari qui pète les plombs, qui inquiète sa femme qui le prenait pour un dieu inébranlable ». Merci de m'indiquer sur mon blog où vous avez lu que je prenais mon mari pour un dieu inébranlable ainsi que le passage où il est question de pétage de plomb. Je crois en effet que vous n'avez pas tout compris et c'est bien de votre part de le signaler. Par contre il est vrai qu'il m’inquiétait. Je vous accorde donc 1 sur 3. Joane Des « Vivre sur l'eau est parfois difficile , surtout si comme moi on n'aime ni le vent , ni le sel , ni le soleil brûlant . J'ai lu ce blog il y a quelque temps, (en passant suis une femme ;) ) La phrase que vous voyez au début est écrite par cette dame, pour moi déjà partir en bateau quand tu n'aime ni le vent,... ça colle pasAllez seulement lire la partie 9 mois plus tard, petit bilan et vous comprendrez assez vite le pourquoi du comment... ». Chaussez donc vos bésicles Mauricette, car si vous y aviez prêté attention, vous auriez lu aussi ceci : « Mais alors me direz-vous , d’où tirons nous notre plaisir ? Rencontrer d'autres navigateurs entendre des récits de nav incroyables , les soirées qui suivent ces rencontres , la découverte d'un lieu , de ses habitants et de leur culture , les scènes de vie inhabituelles et qui deviennent notre quotidien , des enfants bien plus épanouis , les retrouvailles avec les équipages connu aux différentes escales , tout cela et d'autres encore valent bien quelques miles de galères . Regardez encore les photos du blog , elles sont bien plus parlantes.» Pour votre information, il y a d'autres façons de s'épanouir sur un bateau, et nous n'avons jamais prétendu vouloir faire un voyage en voilier par passion pour la mer. Loran Voyager «le reste n'est qu'une histoire banale sans grand intérêt. D'ailleurs fallait-il écrire un blog pour cela ? »Capucin « pourquoi écrire un blog ? ça lui a permis de réfléchir à l'aventure, à sa vie, ce sont les mémoires de l'ère moderne. Mais les blogs des gens ordinaires ont combien de visites ? 2 par mois ? ». En effet, pourquoi écrire un blog pour cela ? Et bien peut-être pour permettre à notre famille et nos amis à terre ou en mer de nous suivre dans notre voyage ? C'est un peu le principe de tous les blogs de voileux. De plus, beaucoup de voyageurs piochent les informations dont ils ont besoin dans les blogs. Quant au nombre de visites sur les blogs de voyage ? J'ai fait une saisie d'écran rien que pour vous Capucin ! Le blog existe depuis 6 ans. Faites donc le compte.

 

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D'autres se permettant des réflexions alors qu'ils ne savent même pas de quoi ils parlent : creek: Pour ma part je n'ai pas d'enfants, et j'ai souvent trouvé assez égoïste de la part des parents voyageurs (en mer ou a terre) d'imposer leur choix de vie a leurs gamins, surtout pour les ''mener en bateau'', et les risques de la mer qui vont avec. » En effet, vous n'avez pas d'enfant. Joane Des  « Je suis loin de savoir ce que c'est que de vivre sur un bateau, par contre je sais que si je n'aime pas le vent, le sel et le soleil alors il vaut mieux rester dans son condo à la clim parce que c'est perdu d'avance et on doit vite devenir assez agaçante à vivre Ce n'est que mon humble opinion de non connaisseuse de la vie en mer ». Je ne comprends même pas pourquoi vous intervenez dans ce forum. Vous vous ennuyez dans la vie ?

Je suis toujours très surprise qu'ont certaines personnes à distiller des conseils et des opinions aussi étriquées et néandertaliennes, et je serais très intéressées de les observer dans leur milieu naturels, cela doit être particulièrement fascinant d'observer des homo-sapiens à un point d'évolution et de perfection tels qu'ils peuvent se permettre de juger aussi catégoriquement sans même connaître personnellement l'objet de leur critique, ni son histoire propre.

A propos des sales cons :

CapRac « Baboujoli : "elle traite bien le "père de ses enfants" de sale con... "Nos maris s'étaient transformés en tyrans doublés de sales cons." Bingo, baboujoli! Je me demandais QUAND cette phrase élégante - et qui dit tant de choses - allait etre relevée. »baboujoli: On peut gentiment se traiter de con, c'est vrai. Mais publiquement, sur un blog, après avoir muri l'intervention verbale pendant 3 ans... Est-ce vraiment "gentil" ? »baboujoli Oui bon, elle traite bien le "père de ses enfants" de sale con... " Nos maris s'étaient transformés en tyrans doublés de sales cons."C'est ce que disent souvent les gens de leur "ex". Merci à vous (virtuelle), vous m'enlevez les mots du clavier : « Je n'ai pas lu ce témoignage en traduisant "il est un sale con", mais de temps en temps sous conditions de stress, il ne savait pas gérer et se transformait (momentanément) en sale con. Sans doute, elle aurait pu trouver une façon plus élégante pour en parler. Mais c'est un blog et pas un salon de lecture. En même temps, c'est très "parlant" et nous sommes nombreux à voir exactement de quel comportement il s'agit, que l'on soit acteur ou non... Je suis en même temps complètement d'accord avec Cerigo mais on peut à la fois respecter la personne et mettre en avant un comportement qui lui ne l'est pas. Évidemment pour les personnes qui ont un égo disproportionné, c'est un crime. » J'ai cru un moment que je m'étais mal exprimé dans mon article mais vous en avez fait une traduction exacte. Votre analyse, si juste, a permis de relever le niveau de ces commentaires très discutables. En effet, avec mon "fichu caractère"(HUMA), « caractère bien trempé » (Peuwi) « Elle a un gros caractère » (mango-mango) vous imaginez bien que si mon mari avait été un sale con au quotidien, je n'aurais pas passé 22 ans de ma vie à ses cotés. Ceci dit mango-mango, je ne vois pas en quoi traiter des gens de « demeurés ou d'abrutis » est révélateur du type de caractère d'une personne. Désolée d'avoir heurté votre sensibilité rétinienne, pauvres choux, mais vous avez tout à fait raison, je manque de classe, c'est pourquoi je vais reformuler : « Nos maris s'étaient transformés en véritables tyrans et impurs vagins.» Ceci dit, si vous aviez parcouru le blog avant de vous ruer sur vos clavier pour critiquer gratuitement mes propos, vous auriez noté que je n'ai jamais prétendu être un exemple en matière de classe et d'élégance et que je n'ai pas pour habitude de tourner autour du pot lorsque j'ai un article à écrire. Mes propos ont toujours été francs... Si cela vous défrise, passez à autre chose. Mais éclairez-moi donc CapRac , lorsque vous écrivez « et qui dit tant de choses », expliquez donc ce que cela vous dit, faites part de votre analyse, je suis certaine que vous trouverez des lecteurs à votre degré d' intelligence. Quant à vous baboujoli « C'est ce que disent souvent les gens de leur "ex" ». vous donnez l'impression de savoir exactement de quoi vous parlez. erdemal « Faut les inviter tous les deux, il y a ici beaucoup bonnes volontés qui, au nom de la paix des ménages, se feront un devoir de tenter de les réconcilier.» Sans animosité envers vous erdemal, c'est gentil à vous, mais nous n'avons attendu personne pour tenter de nous réconcilier. Shazzan , ah Shazzan !!! Si vous n'existiez pas, il faudrait vous inventer !!! Mais pour cela il faudrait être particulièrement créatif !Vous avez illuminé ma lecture de ce forum, et j'ai aujourd'hui la certitude que la phallocratie n'est pas qu'une notion, elle a prit sa consistance en chair et en os en votre personne ! Vous êtes un spécimen à protéger ab-so-lu-ment !

La « version » du mari viendra peut-être un de ces jours, et cela se fera quand lui l'aura décidé, et si il en a envie. Ce sera une belle aubaine pour vous de nous faire part de vos connaissances, opinions et autres propos analytiques alambiqués. Je ne justifierais qu'une seule chose à propos de mon mari. C'est une personne qui a fait carrière dans l'armée de terre et a été, en parallèle, pompier volontaire pendant plusieurs années. Il a donc une certaine maîtrise des situations d'urgence et du stress. Sauf qu'au moment de ce voyage, il y avait une donnée qu'il n'avait pas, c'est son comportement en cas d'urgence avec ses enfants et sa femme dans son giron. Je n'ai jamais reproché son manque d'assurance à cette période, je l'ai juste constaté et cela m'a énormément affecté. De plus, je trouve injustifié ce procès pour la simple raison d'avoir employé le terme « sale con » qui ne visait pas mon mari en particulier mais la majorité des homme sur un voilier qui sont pour la plupart dans un déni total. Mais , au vu de vos commentaires, j'imagine que vous n'avez jamais rien eu à vous reprocher dans ce domaine. Ce qui est étonnant, c'est que ce type de personnes à la conduite exemplaire n'existe que sur les forum, ni mon entourage ni moi n'en avons jamais rencontré dans la réalité. Je trouve cela assez étonnant au pro-rata des commentaires de ce forum. Quant à ma responsabilité, puisque la question a été soulevée par creek « faisant porter la faute essentiellement sur lui, sans se remettre elle même beaucoup en question », il me semble que j'en ai fait largement état dans mon article :  « je me sentais plus vulnérable », « il m'arrive de me comporter comme un pitbull », « verser des larmes de rage et de gueuler un bon coup », « je n'ai jamais voulu me laisser écraser: bien énervée et bien lancée, j'ai la riposte virulente », « J'aurais pu faire un effort pour la fermer et laisser glisser réflexions et reproches sur un dos bien rond », « Le plus dur c'est de se raisonner et de rester rationnelle », «  quand on est comme moi une mère de nature anxieuse ». Puisque je vous tiens creek  expliquez moi ce qui vous pousse à dire « sans le laisser donner ''sa version'' ». Vous m'octroyez un pouvoir de castratrice, chose qui pourrait éventuellement me flatter, si j'avais des prétentions de dominatrice, si cette reflexion ne venait d'une personne aussi apte à écrire autant d’âneries en si peu de lignes.

Je n'ai pas cherché dans ce présent article à justifier mes choix et mes propos parce que je pense que le faire envers certains des individus cités, aux discours aussi absurdes et si peu constructifs, serait comme pisser dans un violon. Ceci dit et en toute honnêteté je me suis beaucoup amusé à vous lire, et encore plus à vous répondre. Mais dites moi, avez-vous une si haute opinion de vous-même pour vous permettre certains commentaires? Au fait, inutile de répondre, toutes mes questions sont rhétoriques. Merci bendix, grâce à vous j'ai passé un moment mémorable.

C'est la première fois que j'interviens en réaction à une discution de forum (si l'on peut appeler ça une discution, il me semble qu'on y fait beaucoup de vent...), je l'ai fait pour mettre en avant la vision totalement et incompréhensiblement bancale de la plupart des intervenants que j'ai cité, et si des commentaires viennent alimenter ce nouvel article sur H&O, je n'y réagirai pas. Sachez aussi que j'ai la possibilité de modérer les commentaires sur mon blog. Il n'est pas un lieu de polémique pour internautes frustrés et en partie décérébrés mais bel et bien un blog de voyage, pour mes proches comme je l'ai déjà dit, ainsi que pour globe-trotters à la recherche d'informations. Le sujet est clos.

Pour en revenir à l'envers du décor, Camille a écrit un article mettant en avant les cotés négatifs du voyage à l'attention des ados qui s’apprêtent à suivre leur parents sur l'eau. Il paraîtra très prochainement.

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07 mars 2016

Ce que nous ne vous avions pas dit.

Il y a quelques semaines, j'ai reçu un message de la part d'un monsieur, Fred, qui me questionnait sur certains aspects de notre voyage, plus précisément sur le fait qu'il avait eu la sensation, durant la lecture de ce blog, que l'enthousiasme s'était estompé au fur et à mesure que nous avancions dans notre périple. Il s'attendait à ce que je rédige une conclusion pour clôturer ce voyage.

Je me rends compte, presque 3 ans après notre retour, que je vous le devais bien. Parce que vous avez été fidèles, parce que vous avez été nombreux à laisser des messages de sympathie, parce que ce blog est encore régulièrement lu, et parce que ça ne se fait pas, de faire le mort du jour au lendemain sans aucune explication.

Aujourd'hui j'ai le recul nécessaire pour écrire en toute objectivité, et je vais vous dire la vérité.

Nous étions bel et bien partis pour une navigation autour du monde sur les 3 océans sans date de retour. Nous étions portés par un désir de découvertes et de rencontres qui auraient étoffé les souvenirs de nos vieux jours. Nous avons vécu des instants mémorables et rencontré des gens qui font désormais partie de notre histoire familiale.

«Tu te souviens de cet endroit...?», «tu te souviens de ce type qui...?». Oui, nous nous souvenons, nous nous souviendrons toujours car dans ce mode de vie, la moindre des situations prend une dimension différente, plus marquante, plus exacerbée dans certains cas. Pour ceux qui connaissent bien ce blog et le trombinoscope édité à la fin du voyage, vous avez vu la nuée de personnes que nous avons rencontrées et qui nous ont marquées généralement de manière agréable à différents degrés. Souvenez-vous de Losadama. Voici une première vérité: sans eux, nous n'aurions pas continué le voyage. D'ailleurs en lisant le blog vous verrez qu'il ont été de presque toutes les parties.

Pour en revenir à ce qui nous intéresse, il y a eu, en effet, pas mal de déceptions. Et pour ceux qui ont suivi, certains posts le signifient clairement. Mais j'ai volontairement occulté certains aspects de ce voyage pour épargner mes proches déjà inquiétés par cette existence. Ceci dit, le fort désir de découverte n'a jamais faibli, même avec les nombreuses galères que nous avons vécues, nous avons pourtant eu envie de continuer, toujours un peu plus loin.

Qu'est ce qu'une galère en voilier ? Dans les pires cas, un démâtage, une voix d'eau, un collision, un homme à la mer... ce peut être aussi une accumulations de «petits» soucis qui, mis bout à bout finissent par vous faire regretter d’être sorti de votre lit le matin. Parce qu’à terre le choses se règlent plus aisément, en mer ou dans un pays étranger les choses peuvent vite prendre des proportions alarmantes qui peuvent mettre en péril le voyage, le bateau ou l'équipage. Cela, même si nous en avions conscience sans nous l'avouer ouvertement, durant la préparation de notre voyage, nous ne l'avons lu nulle part sur les dizaines de blogs que nous avons parcourus. Ce qui m’amène à vous dire une deuxième vérité: le voyage en voilier, c'est beaucoup de galères, et ce sont des finances qui fondent à vu d’œil si vous n’êtes pas polyvalents.

Tous les gens de la mer, les voyageurs, sont portés par les mêmes motivations que vous. Mais il y a deux catégories de voyageurs: ceux qui sont sensibles à leur environnement, respectueux et humbles face à la nature, désireux de revenir à l'essentiel et de sortir des sentiers touristiques, d'aller à la rencontre des populations locales. Et puis il y a les autres, qui sont tout l'opposé des premiers. Mais ne vous y trompez pas, il y a des cons dans les deux camps! Ceux-là se targuent d'avoir maté les éléments en oubliant que ce sont eux qui les ont épargnés. Ils sont tellement imbus d'eux-mêmes et fiers de ce qu'ils ont accompli qu'ils en oublient toute forme de gratitude. Je ressens moi aussi de la fierté pour ce que j'ai fait, mais je suis convaincue que si j'ai réussi, c'est parce que la mer a bien voulu de moi, et j'éprouve beaucoup de reconnaissance envers cette masse mouvante qui respire et qui vit avec tant d'avidité, parfois de la colère, parfois de la sérénité, parfois de l'impatience, mais souvent dans l’excès, comme seule la nature sait le faire.

Nous avons décidé de rentrer chez nous après 10 mois passés en Martinique. Cette île ne m'a pas laissé un souvenir amère, loin de là. Sa population si. Si nos amis et notre famille n'y étaient pas présent au moment de notre passage, nous ne nous y serions probablement pas arrêtés. La Martinique, ce n'était pas pour nous. Certaines de nos connaissance nous ont dit s'y sentir comme chez eux. Je me suis demandé pourquoi, en toute objectivité, les choses y avaient si mal tourné. Notre allure, notre façon de nous comporter ? Nous avons pourtant toujours mis un point d'honneur à ne pas arriver en terrain conquis et être respectueux des règles et des lieux, quelque soit l'escale. En Martinique plus que partout ailleurs, connaissant l'attitude des autochtones envers les «esclavagistes», discours qui revenait comme une litanie 9 fois sur 10. Si les choses s'en étaient tenues à ce type de propos, cela aurait pu être vivable. Lorsque nous marchions dans la rue, mes filles et moi avons souvent été victimes de ce que nous appelons le harcèlement de rue, et il n'était pas rare d'entendre certaines remarque qui me font honte rien que de vous les relater: «t'as une bouche à tailler des pipes», «tu peux m'indiquer le chemin pour aller dans ton cul ?»... Voilà pour les plus grasses, manière de vous montrer jusqu'où ça va. Délicatesses systématiquement proférées par des autochtones se déplaçant courageusement en troupeau. Qu'est ce que nous pouvions faire ? Nous savions que nous ne ferions pas le poids face à ces individus qui ne méritent même pas cette dénomination. Camille a fini par ne plus sortir du bateau, Morgane s'est violemment endurcie et révoltée, quant à moi, j'ai ravalé ma haine et j'ai courbé l'échine face à tant de vulgarité et de bassesse. Jusqu'à ce que je finisse à la gendarmerie pour récupérer mon aînée victime d'agression physique. Le gendarme avec qui j'ai longuement discuté m'a dit que les terres françaises étaient le point noir des Antilles. Je veux bien le croire. Il fallait que nous partions parce que le manque d'argent dû au chômage ajouté à tout cela faisait partir ma famille en vrille. Alors, quand Virginie m'a proposé de faire la transat retour avec eux, je n'ai pas hésité. Manquait plus qu'à convaincre Simon. Simon qui devenait insupportable de ne pas travailler. Nos rapport se sont beaucoup dégradés à cette période. Voici une troisième vérité: je lui ai donné le choix du condamné, on arrête le voyage et on rentre, ou je te quitte. Appelez ça du chantage si vous voulez. Je n'ai aucune honte. J'aurais pu prendre l'avion, mes filles sous le bras. C'était facile. Mais trop facile. Il fallait que je fasse cette transat retour, pour le défi, pour la satisfaction d'avoir bouclé ce tour qui devenait à ce moment un «petit» tour d'atlantique, pour me prouver que j'étais capable de le faire. Quant à Simon, c'est la mort dans l’âme qu'il a préparé le bateau pour ce long voyage de retour.

Nous aurions pu continuer sans fatalement rentrer chez nous. C'était sans compter que Camille voulait faire des études, que Morgane, qui nous en faisait voir des vertes et des pas mûres ne voulait plus voyager avec nous, et que, dans notre couple, il nous fallait faire un break. Simon et moi nous sommes séparés en excellents termes une fois arrivés à Gruissan. Voilà les raisons de l’arrêt de ce voyage.

Comme je le disais précédemment, tous ces événements n'ont pourtant pas entamé notre désir de découverte. Trois ans plus tard, ce désir est toujours aussi vif, il se transforme parfois en besoin, certainement parce que nous y avons goûté.

Sans transition, je m'adresse maintenant à vous mesdames, compagnes de skippers et mères. Il est bon que vous reteniez ce que je vais vous dire. Et vous messieurs, il est tout aussi bon que vous lisiez ces quelques lignes. Voici quelques dernières vérités. Lorsque j'ai lu la multitudes de blogs consacrés aux voyages en voilier, nulle part je n'ai lu ce que je m’apprête à vous dire. Dans le cas contraire, est ce que cela aurait changé certains aspects du voyage ? Je ne le crois pas, mais au moins j'aurais abordé ce périple différemment et en connaissance de cause. Mesdames qui vous apprêtez pour ce périple en couple, avec ou sans enfants, questionnez-vous sur les raisons qui vous font partir. Lorsque nous avons quitté Gruissan, le comportement de mon mari a commencé à changer, il est devenu inquiet, agressif, moins sûr de lui. Moi qui m'étais toujours reposée sur lui, je me suis sentie bien seule face à certaines situations qui auraient mérité que je sois rassurée. Car, le voyant douter de tout, je me sentais plus vulnérable. Votre conjoint est skipper du bateau, il en est responsable, mais il est aussi responsable de l'équipage. C'est un stress qui peut, pour certains d'entre eux, être difficilement surmontable, surtout lorsqu'ils n'ont jamais navigué au long cours. Prendre une décision dans l'urgence est difficile et peut être fatale si elle est erronée. Au début du voyage, je me suis tue sur la façon dont mon mari à commencé à se comporter, si différemment de notre vie à terre. Puis, en discutant avec d'autre épouses, j'ai constaté que j'étais loin d’être un cas isolé. En réalité, la majorité d’entre elles vivaient la même expérience que moi. Nos maris s'étaient transformés en tyrans doublés de sales cons. Pardonnez cette formule, même s'il m'arrive de me comporter comme un pitbull, je ne cherche pas l'insulte gratuite et hargneuse. C'est sans manque de respect que je l'emploie, car à l'heure où j'écris ces ligne, ces termes définissent avec exactitude ce qu'ils étaient à ce moment. Une considération défaillante pour ce que nous avions fait, c'est-à-dire partir avec eux. Nous sommes les seules à portée de mains sur lesquelles ils peuvent passer leurs nerfs, nous accusant de tous les maux du bord, un accostage raté, un virement de bord limite, et, quand une panne moteur survient, c'est le pompon ! Ne nous mentons pas, la vie de bateau en couple est loin d’être idyllique, et quand il s'agit d'une famille avec enfants, cela tourne vite au cauchemars, parce qu'ils absorbent tout, parce qu'il nous reprochent de n'avoir pas su la fermer et, quand on la ferme, ils nous reprochent de ne pas avoir riposté. De plus, quand ils sont en pleine crise d'adolescence, on a souvent envie de les passer par dessus bord. Pas longtemps. Mais on y pense. C'est là que le fantasme fait son apparition: vous claquez le bib, vous jetez mari et enfants dedans, et vous naviguez, enfin seule... Mais vous revenez vite à la réalité, votre seule option est de vous cloîtrer dans votre cabine, de verser des larmes de rage et de gueuler un bon coup dans votre oreiller au point de vous écorcher les cordes vocales. Maris qui nous pourrissent le voyage et ados «Cnedéisés», un cocktail détonnant. Mais nous sommes épouses et mère, et en tant que telles, nous agissons en conséquences: nous négocions, nous temporisons, nous servons de punching-ball, bref, nous mettons toute notre énergie à maintenir le moral des troupes, désamorcer, désenvenimer et tenter de régler les conflits. Au bout du compte, on est vite épuisées et démoralisées. Alors je vous le dis mesdames, si vous décidez de faire un tel voyage, faites-le uniquement pour vous, pas pour faire plaisir à votre mari ou en espérant que ce sera une super expérience pour vos enfants. Bien sûr que ça le sera, mais cela ne doit pas être votre motivation première. Une fois n'est pas coutume dans votre vie d'épouse et de mère, c'est une des rares occasions où l'on ne vous reprochera pas de ne penser qu'à vous. Ceci dit, si vous partez et que dans votre vie de famille vous avez déjà des casseroles aux fesses, je ne donne pas cher de votre voyage, rien ne se règle dans une atmosphère délétère.

Si cela a «clashé» entre mon mari et moi, c'est pour la raison évidente que je n'ai jamais voulu me laisser écraser: bien énervée et bien lancée, j'ai la riposte virulente. Alors forcément, cela ne pouvait durer. J'aurais pu faire un effort pour la fermer et laisser glisser réflexions et reproches sur un dos bien rond. Je suis une féministe, au sens premier du terme, et cela serait revenu pour moi à régresser dans ma condition de femme. J'estime avoir doublement droit au respect: en tant que mère qui a rejeté toute ambition professionnelle pour être disponible H24 auprès de ses enfants et son mari je le mérite, en tant que coéquipière sur un voilier alors que je n'avais jamais navigué et que l'eau est très loin d’être mon élément, je le mérite encore.

Mais alors, qu'est ce que ce voyage peut nous apporter de vraiment personnel ? En ce qui me concerne, il m'a permis de me dépasser, je n'irais pas dire que j'ai vaincu mes peur, mais je les ai affrontées. Il m'a permis aussi de découvrir ce que mon corps et ma tête étaient capable d'endurer et de supporter quand la terreur m'assaillait ! Je sais aujourd'hui que je pourrais recommencer.

Parce qu'en tant que mère, dès que l'on a conscience qu'une situation peut devenir dangereuse, on se fait forcément du soucis pour la sécurité de nos enfants, et si l'on n'y prend pas garde, on a vite fait de se faire les pires scénarios. Le plus dur c'est de se raisonner et de rester rationnelle, c'est un travail de tous les instants nécessaire à notre bien-être mental, surtout quand on est comme moi une mère de nature anxieuse.

Quant à vous messieurs, cessez de croire que vous êtes le seul du bord à excellez dans la façon de mener votre voilier, à l'instar de votre voiture. Votre compagne n'est peut être pas capitaine du bord et elle n'a pas votre force physique, mais ses avis et ses remarques peuvent faire la différence car ils sont loin d’être dénués de sens. Ce sont des atouts qui, si vous preniez la peine de les écouter pourraient vous apporter la dose d'apaisement dont vous auriez bien besoin !

Une dernière vérité, pour clôturer ce post, et qui n'est pas des moindres: vous ne trouverez jamais de meilleur pain qu'en France.

J’espère que j'aurais réussi à répondre aux quelques questions que vous vous posiez. Ne perdez pas de vue que la qualité de votre voyage dépend du comportement de chacun à bord.

F.C

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25 août 2015

BATEAU A VENDRE

 

 

Show de Vent est à vendre.

Contactez-moi via le blog pour des photos supplémentaires et inventaire plus precis.

Visible à Gruissan (11430)

35000€

Passe coque + vanne 2011.

VOILES :

GV semi lattée de 2011

Génois

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foc n°1 avec 1 ris

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MOUILLAGE :

Principal,ancre delta (2011) 40 mètres de chaîne de 10 (2011) + 40 mètres de bout de 20.

Secondaire,ancre FOB, 20 mètres de chaîne de10 + 20 mètres de bout de 20.

Guindeau lofran 1200 w avec télécommande.

PONT et COCKPIT :

Portique avec bossoirs

plate-forme arriere.

 

Table pliante

Capote de descente

Bimini

CAMBUSE :

Gazinière/four de 2011

Frigo

chauffe eau 30 L

COIN NAV/ ELECTRONIQUE :

Table à carte grand aigle

GPS traceur geonav + cartes (2011)

GPS ML valsat 02

VHF ASN navico RT 550 (2011)

VHF portable plastimo SX 200 (2011)

Détecteur AIS avec écran (2011)

Détecteur de radar MER/VEILLE (2011)

Navtex furuno (2011)

Radio /BLU sangean ATS 909 (2011)

Pilote auto NKE gyro avec centrale anémo /girouette + pompe hydraulique LS sur secteur de barre

Loch / Sondeur hautohelm bidata

ELECTRICITE :

Panneaux solaire orientables sur portique (200 w) avec régulateurs (2011)

Éolienne AIR X MARINE 400 w (2011) commandée depuis l'intérieur.

Servitudes, 3 batteries de 100 A/h (2011/2012)

Moteur 1 batterie de 90 A/H (2013)

Guindeau 1 batterie de 110 A/H (2013)

Coupleur

Chargeur de quai CRISTEC 16 Amp (2011)

Alternateur moteur 80 Amp

Intérieur led

MOTEUR :

Perkins 4108 à 1086 h

Nombreuses pièces neuves ( silent bloc, démarreur, durit et échangeur etc ) et de rechange,entretien suivi.

Ligne d'arbre avec hélice tripale (2011) et hélice bipales de rechange + joint type stopélo complet.

Alimentation GO avec filtre décanteur et filtre séparateur d'eau.

CONFORT :

6/8 couchages : 3 cabines , 1 double avant , 1 simple arrière bab avec bureau rabattable et 1 simple arrière trib avec bureau rabattable et wc.

Bannettes de nav trib et bab transformées en rangements pouvant être repassées en bannettes.

Carré transformable 2 couchages + banquette trib.

Table de carré 2 pans rabattables.

TV écran plat avec ampli.

Auto radio, lecteur dvd.

SECURITE :

Armement conforme .

BIB SEASAFE 6 places à réviser, sera fait lors de la vente (2ème révision)

Balise cospas sarsat KANAD safelink avec gps enregistrée au registre des balises et CROSS.

Gilets automatiques, dispositif hamar changé 2015 + lampe flash individuelles .

Lignes de vies et longes.

SALLE DE BAIN :

Eau sous pression

WC marin (jabsco)

Douchette

 

 

Annexe X PRO double fond alu, Moteur 6 ch, spi asy en option.

 

 

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06 septembre 2013

Trombinoscope

 

Ce voyage n'aurait pas été ce qu'il est sans tous ces gens que nous avons croisé , des rencontres d'une heure , d'un jour ou plus . Ils ont marqué , pour une raison ou pour une autre , ce périple , de sa naissance à sa fin . Voici un trombinoscope de ces hommes et ces femmes dont , pour certain j'ai oublié les noms , pardonnez-moi .

Francis sur Sébelo ,

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Yveline et notre Guitou national , qui nous a initié à la voile , entre autre , ce qui n'est pas rien !

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Alain , Marina , Sarah et Valentine sur Alouette .

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Alita et Christian sur Espiritu Libre .

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Ansel , joueur de billard et danseur de salsa à la Dominique

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Armand et Francine sur Kim

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Notre vendeur d'olives qui en a gavé Morgane à Casablanca .

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Aurélie et Christian , musiciens sur Second Life

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Bernard de Cayola rencontré à Adra que nous avons retrouvés récemment à la Linéa

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Baga et Keni , les boats-boys filous de Wallilabou

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Charlotte de Farouell

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Claude et Nadine d'Amaneï

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Corine et Jean-Marie du Black Baron à Cumberland

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Sandrine de Thélonious

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Doo qui s'est investit pour la protection des tortues en Martinique .

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L'équipage d'Asta Luego qui nous a offert une sympathique soirée foie gras .

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Sépia , presque au complet . Depuis , un petit mousse est né .

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L'adorable Kalun et sa causante équipière Félicie .

felycie_et_kalun

François et Christine de l'Arrache Cœur , qui nous ont apprit à installer un tangon , ce qui nous a bien changé les nav !

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Patrick , Marius et Fred qui a été très présente lorsque j'ai eu besoin de soutien , sur Django Mayosa

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Gérard , Éléonore et Marine de Gem

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Spécimen unique : Gonzague et son épouse Carole sur Gunt-Fluck .

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Hassan , le capitaine des secours en mer D'essaouira , ainsi que le policier et le douanier qui se sont dévoués pour nous donner tout le confort nécessaire .

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Rencontre atypique avec Jacqueline et Christine sur Maris Stella

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Jason et ses parents Nadine et Marc sur Nadjas des Bavaria Atlantique

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Jens J.Meyer , génial artiste voyageur .

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Gerick , travailleur acharné sur Losadama .

jerick

Joanne , gérante de tout pour te plaire à Kourou .

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L'inoubliable et attachante tribu de Blue Moon : John et Corine , ainsi que leurs enfants Camille , Océane , Marine et Raphaël , qui se sont installés au Canada.

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José , mon aide aux courses à Mindelo

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L' « arthritique » Joseph de Cumberland

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L'autre Joseph de Cumberland , le rasta-man

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Kelorn , notre taxi-guide qui nous a fait passer une journée inoubliable a Tobago

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L'equipage de Abana ,

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Le tonton et son épouse Elizabeth

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Léon de La Matine  .

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Adorable Lidia à Jacaré

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Petite Lilou , increvable pipelette

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Ludovic avec qui nous avons perdu le contact mais aux récits mémorables .

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Manon, de Mafilma, qui a fait partie du groupe de voilier Bavaria Atlantique .

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Jacques et Pascale de Manouche , ainsi que tous les « rescapés du cap Creus » . Notre première expérience de solidarité entre voileux .

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Notre gendarme préféré : Manu

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Marie et son époux à la Goméra , qui ont bien voulu que je m'installe avec eux pour vendre mes bijoux .

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Marco qui aime bien nager dans les eaux troubles de la marina de Mindelo , ainsi que Sandrine et leur petite princesse Émilie .

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Marvin , ninja-man qui nous a fait passer une journée incroyable à la Dominique .

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Mustapha , taxi-guide à Casablanca , qui nous a emmené hors des circuits touristiques

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Nico et Rachel sacrés fêtards chanteurs et musiciens .

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Les Gaels , très vielle connaissance qui nous ont accueilli en Martinique .

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Philippe et son équipier Fernando sur Tudo Bem

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Les propriétaires de la Poussada Da Lua

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Quentin , alias boucles d'or

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Matthieu et Stéphanie de Java , dont l'annexe nous faisait le coup de la panne à chaque fois que nous nous croisions .

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J.Marc , qui nous a fait connaître les petits coins sympas de Fortaleza et son équipier Robert , roi de la paella

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Le jeune Sydney , mascotte des pontons du Marin .

Sidney

Squeezy , chanteur de Charlotteville

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Le policier-taxi de Scarborough , Oscar

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Losadama , que nous ne présentons plus et sans qui nous n'aurions peut-être pas fait autant de route et connus autant de bons moments .

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Enfin , Serge et Didine qui nous ont en partie inspiré ce voyage et ont enchanté notre escale a Horta .

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Ainsi que l’équipage de Akituldi dont je n'ai jamais oublié le conseille de rester humble face aux éléments , Zolugo , Myriam et son mari de Sam Suffy , Véronique et Éric de La Blanche Hermine , Siam , Kleck et de nombreux navigateurs du RIDS , Philippe et Francis les propriétaires de la marina de Jacaré , la famille de Soul Nomad , Gwendal et sa chatte Touline rescapée de la transat , Skol le tireur de fusées , François , Jaques et Michel avec qui nous nous sommes retrouvés coincés dans un mouillage à Estacio à cause d'un gros orage , l’Énergumène de saint George avec qui nous avons échangé des livres , et toute l'équipe du Zanzibar au Marin : Laure , Hervé , Laurent , Yannick , Joseph , Fanny et ses parents , Marion et Soraya . Armando le responsable de la marina de Fortaleza , Claudette l’énergique , l'infatigable et patiente mamie de tous les enfants des pontons du Marin . Et enfin ma grande famille , qui nous ont soutenu du début à la fin .

Je pense n'avoir oublié personne ... quoique . Si cela était le cas , veuillez m'en excuser et me le faire savoir .

 

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20 août 2013

Les dernières vidéos

Vidéo des dauphins , c'est ici

La transat Guadeloupe - Açores , c'est ici

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19 août 2013

Le cap Creus a été passé les doigts dans le nez , au moteur . Une trentaine d'heures environ après nous être confortablement installés au mouillage de Port Bou , le vent a commencé à monter . Nous étions bien installés mais la houle et le vent qui soufflait de plus en plus fort nous a fait passer une nuit plus blanche que blanche avec prise de quart . En mer , ça soufflait très fort , nous regardions les bateaux rentrer pour s'abriter à la marina , pendant que le vent continuait à augmenter . Puis nous avons reçu un BMS ( bulletin météo spécial ) nous indiquant un force 8 avec violentes rafales pour une durée d'environ 48 heures . Nous avons décidé de nous réfugier à la marina , pour pouvoir dormir tranquille , et parce que nous n'étions pas sûrs , dans ces conditions , de la tenue de notre mouillage . En effet , le vent ne cessait de tourner , nous faisant faire des tours de manège ce qui a pour effet de soulever l'ancre et de la faire décrocher . L’accostage n'a pas été chose facile et ne pouvant nous mettre au ponton à cause du vent , nous sommes restés sur le quai carburant à coté d'un autre voilier arrivé le matin . Bien nous en a pris car dans la nuit , la vent a effectivement monté très fort , à tel point que la houle est entrée dans le port et que nous étions souvent à la gîte ! La nuit fut grise … Nous avons donc passé 3 nuit en marina .

Nous avons quitte Port Bou le dimanche 11 août vers 18 h pour une Dernière nav de nuit , qui a été très tranquille . Nous sommes arrives a gruissan le lendemain matin a 4h sans encombres .

Nous avons retrouve de vieilles connaissances dont l’équipage de Akituldi qui a suivi notre périple via le blog avec beaucoup d’assiduité .

Quant à Show , il est sur ber pour une durée indéterminée pour un « ravalement » , il y a beaucoup de travail .

Port Bou

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Derniere nav

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Il y a bien des cheveux sur cette tête de bois !

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On se la pète un peu quand même ....

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07 août 2013

 

Petit stop à Cartagene pour faire le plein d'eau et de carburant . Il y fait une chaleur étouffante . Le soir , nous avons la grande surprise de voir débarquer Sandrine de Thelonious , son œil expert a reconnu notre carène . Enfin nous faisons connaissance , nous avons même droit à la visite de son voilier , Simon et elle parlent technique . Malheureusement elle doit quitter la marina le lendemain matin pour les Baléares .

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Nous quittons Cartagene pour Tarragone . Nous testons un mouillage en face de la plage de Terra Pellada … c'est la cata ! Pas un souffle de vent , Show est en travers de la houle , nous passons une nuit blanche . De toute façon nous savions que jusqu'à Barcelone , nous n'aurions que ce genre de mouillage , les baies sont immenses donc ouvertes à la houle . De plus des bouées 300m ont été posées tout le long du littoral . Ce qui fait que les fonds sont trop bas pour espérer tenir l'ancre en cas de fort coup de vent et de houle . Nous allons passer deux jours en marina de Tarragone et avitailler à fond pour pouvoir monter le plus nord possible et enfin toucher les petits mouillages sympas de la Costa Brava .

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Nous reprenons la mer vers 9h du matin . La journée se passe sans incidents , nous testons toutes les configurations de voiles possibles , ça occupe Simon … pendant que je scrute le ciel . Les nuages ne me plaisent pas , ils me paraissent douteux . Vers 2h du matin , alors que je m’apprête à prendre mon quart , encore ensommeillée , j’entends Morgane dire à son père : « dis-donc , ça pète de partout là ! » . Cela achève de me réveiller , l'aiguille de mon « stressomètre » monte d'un coup dans le rouge , je me rue dans le cockpit et là , on y voit comme en plein jour ! Nous somme cernés par les éclairs , c'est aussi beau qu'angoissant . Il n'y a pas qu'un foyer orageux mais plusieurs , tout autour de nous , leur bases sont énormes , même en remontant du Brésil ils n’étaient pas d'une telle ampleur . Nous sommes à 5 miles des cotes , pour l'instant le vent se maintient à 10-12 nœuds , la houle est praticable , qu'est-ce qu'on fait ? Quand nous voyons alors les bateaux de pêcheurs ( il y en a une dizaine ) faire demi-tour , nous n’hésitons plus et décidons de nous réfugier , comme eux , sur Blanes avant que le temps ne dégénère . Un des foyers orageux nous poursuit , qu'est-ce qu'on lui a fait ??? Simon pousse un peu Monsieur Perkins , le vent monte très doucement quand enfin nous touchons l’entrée du chenal . La lumière d'un éclair nous permet de discerner 2 voiliers au mouillage qui n'ont pas leurs feux , les inconscients , ils roulent et sont dangereusement près des rochers . Nous avons juste le temps de nous amarrer au ponton carburant quand le vent monte franchement , nous sentons les premières gouttes de pluie , l'orage éclate au dessus de nos têtes coupant une partie des lumières de la ville . Les bateaux de pêche arrivent alors pour se mettre à l’abri le temps de l'orage . Il est 4h du matin , on est raide de fatigue . On dort un peu . A 7h , Simon me réveille , il faut qu'on s'en aille . Cool la vie de bateau …

Nous commençons à tester des mouillages , nous sommes très déçu , des bouées 300m ont été installées sur le moindre espace pouvant accueillir un bateau . S'il n'y a pas de bouées 300m , ce sont des bouées d'amarrage de jour . Et quand il n'y a aucune bouée , il est interdit d'ancrer . Nous persistons et finissons par trouver quelques criques minuscules dans lesquelles il faut arriver ni trop tôt ( pour que les bateaux partant le matin nous laissent de la place ) , ni trop tard ( avant que d'autres bateaux n'arrivent ) . Nous sommes dans la Cala de San Telm derrière San Feliu de Guixols . Le mouillage est superbe … mais rouleur . Depuis des semaine une houle d'est persiste , on aimerait bien qu'elle tourne un peu .

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Nous poursuivons notre remontée : Cala de San Paul , Cala de Montego , Cadaquès . Nous croisons de plus en plus de bateaux Français . On ne peut pas se tromper , ce sont les plus indisciplinés : manquement aux règles de priorité , pavillonnerie anarchique , mouillage à la «  six-quatre-deux » etc . On en arrive presque à vouloir planquer notre pavillon Français qui n'est pourtant pas bien voyant , contrairement à d'autres qui se pavanent avec de véritables draps de lit …

Cadaques

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Cala de San Paul

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Nous avons un souci : l'avitaillement en eau . Nous sommes allés dans des coins totalement paumés , pauvres , où l'eau est une denrée rare , mais le voyageur arrive toujours à en trouver . Les autochtones ont toujours été généreux et certains même ne nous demandaient rien en échange . Pour pouvoir faire le plein depuis que nous avons touché le vieux continent , il faut passer par la case marina . Avec une moyenne de 60 euros la nuit en marina ( certaines sont à plus de 100 euros ! ) cela fait cher le litre d'eau .

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A ce jour , nous mouillons à Port Bou , à la frontière , que nous connaissons pour nous y être arrêtés il y a deux ans . Des orages sont prévus ce soir et cette nuit , puis le vent devrait tourner nord - nord - ouest . Nous allons donc attendre ici des vent plus favorables pour pouvoir remonter sur Gruissan sans avoir à tirer des bords interminables . Après Cerbère il est impossible de mouiller , nous ferons donc une petite journée de 45 miles pour atteindre le terminal .

Allez , apres un lever de lune , voici un beau lever de soleil

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18 juillet 2013

Ils etaient loin de nous quand nous les avons apercu . Ils etaient tout autour , plusieurs dizaines , tout a leur chasse . Nous les observions avec l'espoir qu'ils nous remarqueraient et s'approcheraient . Comme une priere exhaussee , plusieurs d'entre eux ont abandonne leur proie et sont venus vers nous en un ballet gracieux . Ce fut une demie-heure de magie , de legerete et de serenite . Nous ne savions plus ou poser nos yeux et nos objectifs alors qu'ils nous escortaient le long de notre route .

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Voici la suite des photos de Lagos que j'avais oublié dans mon appareil . Lagos où nous avons aussi retrouvé Philippe de Tudo Bem et Zalugo qui remontent eux aussi à Gruissan .

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Nous avons passé Gibraltar sans problème , le courant nous poussant à 7-8 nœuds ! Beaucoup de cargos bien sûr , mais autant de pêcheurs traînant leurs filets . Et une belle rencontre avec une nuée de dauphins .

La traversée de la baie d'Algesiras a été fatigante , étant donnée que c'est ici qu'entrent et sortent les cargos , pêcheurs et ferrys . Nous l'avons faite de nuit et nous étions juste assez de 4 paires d'yeux pour surveiller tout autour de nous le ballet des bateaux .

 

Nous sommes arrivés à la Linéa vers minuit , accueillis par Angel , un marinero Français qui s'est très bien occupé de nous .

 

La marina accueille bien plus de bateaux qu'il y a 2 ans , la zone technique reçoit les voiliers sur bers et un bar avec wi-fi s'est ouvert . C'est un peu plus vivant !

 

Nous avons fait un petit pèlerinage en ville où nous avons constaté que beaucoup de boutiques avaient fermé . Seuls subsistent les bars en tout genre , seules valeurs sûres en ces temps de crise .

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Pendant que j'y pense , voici le blog de Thelonious avec le periple de Sandrine http://sanvoyage06.webou.net/accueil_016.htm

 

Almerimar : ici aussi la crise espagnole fait rage , car même les restos sont vides ! Nous n'aurions du rester qu'un jour ou deux , mais nous avons le joint spie qui fuit , et a l'heure qu'il est Simon est en train de chercher cette pièce chez le ships du coin .

 

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10 juillet 2013

 

Petite viree dans le vieux Lagos , charmant mais très touristique . 'est truffe d'Amglais qui viennent ici pour être surs d'avoir du soleil . Apres la fraicheur des Acores nous avons droit a la chaleur seche de l'Algarve . Photos !

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Dimanche 30 juin

Nous quittons Punta Delgada vers 17h UTC ( heure locale des acores ) . Un bon vent jusqu’à l'ilheu da Vila puis moteur en route .Nous longeons la cote jusqu'au bout se Sao Miguel pour ne surtout pas lâcher de cap .

Vers 21 h le vent monte jusqu'à 30 nœuds , c'est parti pour les manœuvres de voile . Simon doit aller à l'avant hisser le foc , c'est toujours la terreur pour moi ,je vois parfois ses 2 pieds décoller du pont . Heureusement je m'assure toujours qu'il est attaché . Nous entendons toujours ces 2 bruits non identifiés sur lesquels nous fixons notre attention , trop peut être .

 

Lundi 1er juillet

Nuit bien ventée mais rien à signaler de particulier . Camille a eu un peu le mal de mer mais elle va un peu mieux . Simon aussi est en vrac , il s'est collé un patch anti mal de mer qui est plutôt efficace .

Le vent faiblit un peu , nous hissons donc le génois .

 

Mardi 2 juillet

Comme souvent , Morgane nous cuisine un espèce de gâteau au chocolat à se traîner les fesses par terre .

 

Mercredi 3 juillet

Vers 9 h , nous entendons un voilier , Télonios , en appeler un autre qui ne répond pas . Nous contactons alors Télonios , une jeune femme seule à bord d'un acier de 9.50 m à bouchins . Elle a quitte Santa Maria ( île la plus au sud des Acores ) pour Gibraltar . Par la suite , nous serons presque tous les jours en contact avec elle sans même apercevoir son mat .

 

Jeudi 4 juillet

Un voilier , qui nous a entendu communiquer avec Télonios essaye de nous contacter tôt le matin . Dans l’après midi nous réussissons à établir le contact . C'est un Amel 54 baptisé Jocalis III . Il est en pane d'enrouleur et doit se contenter de sa trinquette et sa GV , il s’appuie au moteur , sûr que nous ne l'entendrons pas très longtemps . C'est un convoyage et le top , c'est qu'il nous donne une météo fraîche .

En fin D’après midi , le vent monte , 25/28 nœuds . Nous devons enrouler le génois pour hisser le foc .

Nous avons perdu le contact avec Télonios .

Nous nous occupons en nous faisant des mégas parties de Trivial pursuit Simon et moi . Ça va , niveau culture générale on se vaut quoique nous soyons assez hésitant sur certaines questions , genre : de quelle couleur sont les schtroumf ? Où est le piège ???

 

Vendredi 5 juillet

Nous n'avions jamais pris de vrai mauvais temps au près , voilà qui est en train de se faire depuis hier . Nuit très difficile et donc forcement peu de sommeil . On prend des tonnes d'eau par dessus le bateau , le cockpit est impraticable si on veut rester un peu sec . Quand à la préparation des repas c'est très acrobatique . la nuit Dernière Simon a dormis par terre sur des coussins pour être au plus près des instruments de nav et du cockpit , paraît que c'est confortable …

 

Samedi 6 juillet

Le vent est complètement tombé cette nuit puis il est remonté à 20 nœuds dans la matinée . Il nous faudrait faire du nord mais cela nous est impossible , nous revenons systématiquement sur nos pas . Et si nous faisons du sud , c'est direction Casablanca . Il aurait fallu que nous fassions plus de nord dès le départ . Le vent aurait dû être de secteur nord , et il est plein est ! Nous décidons de le prendre de face au moteur tant qu'il n'est pas trop fort .

Il y a de plus en plus de cargos . Souvent nous les contactons pour être sûr qu'ils on prit en compte notre présence , certains se déroutent rien que pour nous !!! En règle générale ils sont très fair-play et nous souhaitent toujours bonne route . Ceci dit , il nous arrive d'avoir tout de même quelques sueurs froides !

 

Dimanche 7 juillet

Toujours le vent de face . Je lance un appel : est-ce que quelqu'un peut me dire où sont les alizés Portugaises ????

Du coup , je me venge au Trivial pursuit . Je mets une belle raclée à Simon !

Et surprise , nous sommes de nouveau en contact avec Télonios . Ça fait plaisir . Elle se trouve à 37 miles au nord ouest de notre position , au moteur elle aussi . Quant à Jocalis III , à l'heure qu'il est il doit déjà être sur Cadiz .

Nous allons mettre plus de temps que prévu à toucher terre , forcement . Nous visions Gibraltar en 8 jours et nous constatons que cela est impossible . Le problème est qu'il faut que nous contactions nos familles avant qu'elles ne déclenchent le plan ORSEC ! Nous prenons alors l'option de nous rendre sur Lagos , juste derrière le cap st Vincent . Cap que nous avons du mal à passer .

La nuit dernière a été calme mais les cargos étant de plus en plus nombreux , le vigilance est doublée .

 

Lundi 8 juillet

A 6h du matin , Simon a assisté à un exercice militaire : un porte-avion anglais dont les avions décollent à la verticale . Il a aussi eu la visite de nombreux dauphins . Tout cela en gérant les cargos , déjeunant , se toilettant . Qui a dit que seules les femmes étaient capables de faire plusieurs choses en même temps ?

Télonios continue sa route sur Gibraltar , nous nous disons au revoir par VHF et échangeons nos adresses mail .

Nous passons enfin le cap St Vincent à la voile vers 17h . A 20 miles de notre point de chute , le vent a enfin adonné . Nous naviguons désormais dans le golfe de Cadiz , mais le vent est de nouveau tombé , c'est Mr Perkins qui prend le relais .

Arrivée à Lagos à 22h . Nous avançons nos montres d'une heure .

 

Cette traversée a été plus éprouvante que nos 3 semaines de mer avec Losadama . Peut-être parce que nous étions franchement seuls . Nous savions aussi , avant de partir , que cette année a vu beaucoup d’équipages en difficulté . Nous pensons bien entendu à Grain de Soleil porté disparu , et ce matin , mardi 9 juillet , nous avons été choqués d'apprendre que le bateau GEM avec qui nous avions fait un bout de route au Brésil a sombré en quittant Saint Martin en direction des Acores . Tout l'équipage est heureusement sain et sauf .

Nos prochaines navigations vont se faire en côtier jusqu'à Gruissan , ce qui ne réduit pas les risques mais augmente nos chances d'assistance en cas d'avarie . Sur ce , voici quelques photos de cette petite transat , si j'arrive a les mettre en ligne car la connexion est vraiment mauvaise.

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Le fameux Cap Saint Vincent

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Crampon supporte les nav comme il peut ...

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28 juin 2013

 

Une petite virée de deux jours dans l’île avec une voiture de location . Coté ouest le 1er jours , coté est de 2eme . L’île nous a un peu fait penser à la suisse , avec cette verdure à n'en plus finir et les vaches dans les champs . Les sites sont superbes et très bien mis en valeur . Beaucoup de lacs , des caldeiras , des parcs fleuris , de belles aires aménagées pour les piques-niques avec des vues à couper le souffle , le tout cerné de fleurs , principalement des Hortensias qui poussent partout par milliers .

Notre séjour aux Açores touche à sa fin , nous avons une fenêtre météo demain qu'il ne faut pas rater . En attendant les prochaines nouvelles , éclatez-vous la rétine avec les photos !

Marina de Punta Delgada

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Tour de l'ile

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La vue du Roi , le meilleur pour la fin

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24 juin 2013

 

Nous étions bien partis de Horta comme prévu , un peu de pétole le 1er jour , entre 15 et 20 nœuds les jours suivants , au grand largue , le temps idéal pour une nav de 8-9 jours … Et puis , malgré les fichiers météo , le temps a commencé à virer au mauvais , et puis au très mauvais , et enfin au trop mauvais et qui plus est , au près ! Nous avons pensé à la possibilité de prendre plein sud en direction de Madère avec le risque certain que le mauvais temps nous rattrape . C'était sans compter que la remontée Madère - Gibraltar est quasi impossible sans tirer des bords carrés interminables .

 

Étant à 2 jours de Sao Miguel , nous décidons de nous y réfugier . Grand bien nous en a prit , l’île est superbe ! Et puis ça tombait bien , j'avais très envie d'aller y faire un tour . Nous voici donc de nouveau aux Açores , sous le soleil , en compagnie de Losadama qui attend , lui aussi , une fenêtre plus propice pour remonter sur La Rochelle . Nous sommes en réalité pas mal de bateaux à être coincé ici pour cause de météo . Pas grave . En attendant , nous profitons de la vie qui , ici , est bien moins chère qu'en France . Punta Delgada est plus grande et plus animée que Horta , et elle est presque aussi jolie , si on ne laisse pas traîner son regard du coté du front de mer où le béton a poussé sans respect pour l'architecture locale . La marina est plus tristounette , mais il suffit de traverser la route pour être au centre ville . Le marché est une merveille pour les sens et les prix pour le porte monnaie .

 

Nous ne savons pas combien de temps nous allons devoir rester ici car les fichiers météo sont tous aussi dissuasifs les uns que les autres . Demain , nous partons sillonner l'ile , en attendant , voici quelques jolies vues de la ville , planquees derriere le beton .

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Avant de quitter Horta , nous sommes alle boire un coup au mythique Peter's Bar , QG des voileux .

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12 juin 2013

 

A Horta ( Faial , Acores ) depuis un peu plus d'une semaine , nous avons commencé par nous reposer . Ou du moins , essayé ! Nous n'avons en réalité pas eu une soirée de libre depuis notre arrivée . Nous avons passé de bons moment en compagnie de Losadama ( parti il y a 3 jours pour Sao Miguel ) , avec Asta Luego ( équipage exclusivement masculin qui transate pour la méditerranée ) , et avec Serge et Didine , of course!

Arrivee a Faial

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Sur Asta Luego

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Nous avons retrouvé avec plaisir quelques bateaux rencontrés au long de notre remontée des Antilles , mais aussi au Brésil ou même en Espagne .

La marina d'Horta est saturée à cette époque de l’année , nous sommes à couple et du matin au soir , les voiliers sont en mouvement pour laisser la place aux uns ou aux autres qui arrivent eux aussi de transat , ou ceux qui quittent le quai pour continuer le voyage .

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Après avoir bichonné Show , fait courses , lessives , cned et autres corvées , nous sommes partis pour Cerdos , au nord de l’île pour une bouffée de verdure dépaysante chez Serge et Didine . Ils rénovent deux petites maisons sur un grand terrain avec une vue superbe sur la mer . Pour Didine , qui a passe 17 ans à naviguer avec Serge , le travail de la terre a été une révélation . Son potager ne ressemble à aucun autre , et même si il y règne une désordre apparent , elle sait exactement où se trouve ce dont elle a besoins . Plusieurs dizaines d’espèces de plantes , légumes , et fleurs comestibles ont été planté . Tout se mange , même les fleurs . Elle n'emploie aucun engrais ni pesticide , ce sont les fleurs qui font tout le travail dans ce jardin foisonnant .

Il faut dire qu'ici , tout pousse , les hortensia côtoient des bananiers , les géranium poussent à même le sol et forment des massifs sauvages énormes , bref pour celui qui aime jardiner , il y a de quoi s’éclater . L’île est très jolie , d'un vert cru , très propre ( du moins en apparence ) , les habitants accueillants . On y mange très bien , le bœuf est excellent et à 6 euros le kilo on ne s'en prive pas . Le vin est délicieux , le miel aussi et leurs oranges sont aussi bonnes qu'au Brésil . Quant à leur pain , je n'osais plus espérer en trouver d'aussi savoureux avant d'atteindre la France ! En bref , on s’éclate les papilles !

Chez Didine et Serge

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A la recherche du poussin égaré

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Horta

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Sinon ici , on se les pèles !

 

 

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09 juin 2013

TRANSAT GUADELOUPE - ACORES

Jeudi 9 mai

Jour J . Nous levons l'ancre dans la matinée , fin prêts pour 3 semaines de mer en compagnie de Losadama . Nous longeons la cote sud de Grande Terre , au moteur car pas de vent . La mer est plate comme une planche à pain . Dès que nous quittons la protection des reliefs pour prendre cap au nord , nous attrapons le vent … et la houle ! Et là , nous entendons un raffut du diable dans le coqueron . Simon ne tarde pas a identifier le bruit : la chape du vérin de pilote fait des siennes . Peut-elle tenir durant 3 semaines ? Si ce n'est pas le cas , cela veut dire 3 semaines de barre . Comme nous ne sommes qu'à 6 heures de Pointe a Pitre , nous faisons demi-tour .

Arrivée à 22h , nous nous couchons et aviserons demain matin .

Vendredi 10 mai

Les copains des copains se mobilisent pour nous trouver la pièce de rechange . Pendant ce temps , Simon change le coinceur de ris n°2 qui rend l’âme , et tente de trouver une solution pour réparer la pièce du pilote au cas ou nos copain ne la trouvent pas . Ce qui , à la fin de la journée , s’avère être le cas : en quelques heures et beaucoup de gros mots il répare la piece.

Samedi 11 mai

C'est reparti , mais étant abonnés aux faux départs , nous commençons à avoir l'habitude . Nous espérons juste que ce contretemps n'aura pas trop de conséquences sur notre nav par rapport à la météo . En effet , Losadama a pris , pour éviter les deps , un routeur . Il va devoir revoir la route prévue .

Autre grand moment du jour , Camille fête ses 15 ans . Elle a droit à un chant enjoué de Losadama par VHF et des crêpes en guise de gâteau d'anniversaire .

Cette fois , nous nous arrachons littéralement du sud en tirant de bords . Entre la Guadeloupe et la Désirade le canal est agité , le vent monte un peu . Camille commence à avoir le mal de mer . Elle a oublié de prendre ses gouttes hier , et en les prenant seulement maintenant , il faudra attendre 24h pour que cela soit efficace a 100% .

Je commence aussi à avoir des nausées , mais je décide de ne pas prendre de gouttes car il en reste très peu et je préfère les laisser aux filles .

Je m'allonge dans le carré pour me soulager et essaye d'identifier les bruits du bateau en nav , sons que j'avais fini par oublier . Je les reconnais sans problème donc tout va bien .

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Dimanche 12 mai

Camille va de mieux en mieux . Quant à mon état , il empire . J'ai rendu mon petit café du matin , moi qui adore ma pause café-clope-mots croisés , à condition que l'on ne vienne pas me déranger , sinon je deviens enragée ! J'ai donc vomi une bonne partie de la journée , le mal de mer met KO , je ne vaut déjà plus grand chose après 24h de nav . Simon est inquiet pour les semaines à venir , on espère que je vais rapidement m'amariner . Le soir , comatant sur ma bannette bâbord , je trouve toutefois l’énergie nécessaire pour occire une petite blatte qui court sur le plafond du carré .

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Lundi 13 mai

Le vent est fort et la mer est dégueu .

Camille n'a plus le mal de mer , son cas est réglé . Le mien devrait l’être d'ici demain car je sens que je vais un peu mieux mais j'ai tout de même du mal à me nourrir . J'avale deux petit gâteaux salés toutes les quatre heures , parfois je les digères , parfois non … Morgane commence elle aussi à être malade , et bien ! Un qui ne perd pas l’appétit , c'est Simon ! Il engouffre quelque soit le temps , l'heure et le moral qui n'est pourtant pas au plus haut , constatant que ses équipières féminines tombent comme des mouches les unes après les autres . Il veut faire demi tour pensant que nous ne tiendrons pas le coup . Je suis convaincue du contraire et refuse de rebrousser chemin .

Heureusement , Clochette assure !

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Mardi 14 mai

Pour preuve que Camille va bien , elle s'est remise à bâfrer comme son père ! Morgane a encore la tête dans la bassine à vomi , mais je constate une légère amélioration . Elle supporte les aliments secs : pain et biscuits . Pour ma part je reprends du poil de la bête mais je resterai nauséeuse tout au long de la traversée . J'assume toutefois les manœuvres et mes quarts , quelques préparations de repas lorsque la mer n'est pas trop agitée et que par conséquent mon estomac cesse de faire du yoyo pendant quelques heures .

Aujourd'hui la houle et le vent ont commencé à diminuer un peu mais nous gardons le foc pour garder le cap puisque nous sommes au près .

Pour notre plus grande joie radio Losadama a recommencé à émettre avec entre autre “ daurade futée » qui nous donne la météo à 3 jours .

Le moral remonte doucement .

Vacation " veucheufeu"

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Mercredi 15 mai

Encore une nuit ventée et houleuse mais dans la journée le vent tombe progressivement . Simon peut enfin se reposer . Morgane est rétablie , d’ailleurs elle envisage de nous faire un gâteau au chocolat dans les jours prochains .

Moment magique du jour : une nuée de dauphins vient jouer autour de nous .

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Jeudi 16 mai

La nuit a été bien plus calme , nous avons pu prendre un vrai repos , genre dormir 3 heures d'affilée !

La houle s'est lissée , on peut se déplacer à bord sans se cogner partout . D'ailleurs pour le dîner j'ai préparé une quiche aux patates , lard , fromage de chèvre et emmental . Ça au moins , ça tient au ventre !

Il fait un grand soleil , c'est agréable , mais la température commence à descendre .

Les lignes sont à l'eau mais jusqu'à présent nous n'avons remonté que des algues . Clochette a eu plus de chance que nous , cette nuit elle a trouvé un exocet ( poisson volant ) sur le pont , elle l'a ramené en douce dans le carré et l'a consciencieusement dépiauté sur le sol .

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Vendredi 17 mai

Même météo que la veille , même allure , même vitesse de croisière , nous montons doucement mais sûrement . Ce matin , Losadama est venu nous faire un petit coucou , nous avons en même temps pris livraison de quelques kilos de thon rouge pêché par Olivier . A midi , tout le monde s'est régalé , même les chats .

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Samedi 18 mai

Pétole sous une tempête de ciel bleu . Nous en profitons pour faire du petit bricolage à bord , de la cuisine un peu plus élaborée aussi car nous ne savons pas ce qui nous attend dans une semaine , autant savourer ces instants tant que nous le pouvons . Camille s'est remise à dessiner , elle mange toujours autant , c'est un gouffre ! Morgane est un peu plus modérée et moi j'ai toujours l'estomac un peu en vrac .

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Dimanche 19 mai

Nous avons passé toute la nuit au moteur , je n'ai pas très bien dormi . En milieu de matinée Losadama s'est rapproché de nous . La mer étant d'huile les capitaines ont décidé que Show tirerait Losadama avec une aussière d'une vingtaine de mètres . Nous gardons la grand voile haute et avançons à 1,5 nœuds environs . Nous mettons les annexes à l'eau , nous plongeons et nageons d'un bateau à l'autre par 3000 mètres de fond , nous nous savonnons et lavons nos cheveux et pour midi , apéro bouffe tous ensemble sur Show . Le panard !

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Simon profite de l'accalmie pour remplir notre vache à eau de 200 litres avec les bidons arrimés sur le pont . Nous n'avons pas consommé énormément mais ce sont toujours des poids en moins dans les hauts .

Lundi 20 mai

Encore une nuit au moteur , elle a été très calme , cela n'a pas empêché Simon de se prendre la VHF portable sur la figure . Nous sommes à égalité : Fanou : 1 orteil cassé ( pendant la nav Antigua - Guadeloupe ) ; Simon : 1 arcade sourcilière ouverte . Merci les steril-strip .

Pour la troisième journée consécutive , nous mangeons du thon . Alors ce soir c'est quiche Lorraine !

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Mardi 21 mai

Nuit très courte et sportive . La pétole est terminée , place au vent , Éole s’énerve . Nous avons de nouveau hissé le foc , et dès que cela a été fait , nous avons commencé à entendre un bruit métallique inhabituel , fréquent et qui finit par être assourdissant puisque nous faisons une fixette . Nous cherchons durant une bonne partie de la nuit d'où cela peut venir . Simon et Olivier émettent différentes hypothèses , aucune ne s’avère juste .

Du coup la journée est physiquement difficile même si le temps s'est apaisé . En début d’après-midi , Simon monte au mat vérifier la fixation de l'étai largable . Car depuis que nous avons affalé le foc et hissé le génois , le bruit a disparu . Il n'y a rien d'anormal là-haut .

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Simon a dormi une heure par-ci , une heure par-là . Quant à moi , je me suis endormie que sur les coups de 16h pour être agréablement réveillée une heure plus tard par une succulente odeur de chocolat fondu : Morgane s'est mise aux fourneaux , on va s'en mettre plein la panse .

Mercredi 22 mai

Nuit calme , vent faible .

Cet après-midi nous tentons d'envoyer le spi . C'est la première fois , et je n'aime pas ce genre de première fois . Olivier nous guide par VHF . Après avoir amuré , placé les écoutes et hissé la chaussette , nous tentons de toutes nos forces de relever la chaussette . Non seulement il y a un nœud quelque part , mais en plus l'anneau à la base est si étroit que l'épaisseur de la toile l’empêche de monter . Je me pends carrément à la drisse pour une dernière tentative , Simon vient à ma rescousse , mais rien à faire . Après avoir lâché un chapelet de mots orduriers , nous abandonnons . Nous tangonnerons le génois si nécessaire .

Nous avançons nos montres de 2 heures car les Açores sont UTC. Dans quelques jours nous les avancerons encore de 2 heures . Ainsi , une fois à Faial , nous ne serons pas perturbés dans notre sommeil et nos repas par le décalage horaire .

Nous avons fait environ la moitié de la route . Et toujours rien au bout de la ligne .

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Jeudi 23 mai

Bon anniversaire frérot et belle-sœur !

Rien de bien particulier à signaler si ce n'est que nous avons de nouveau hissé le foc . Olivier a trouvé d’où provenait le bruit : La fixation de l'étai au mat . Le génois ne créant plus de tension , l'étai se ramollit , un peu comme une nouille cuite . Nous avons donc tendu les écoutes aux taquets de pont puis remis un tour d'enrouleur pour bien le raidir . Résultat : plus de bruit ! Merci au capitaine des nous z'autres !

Nous sommes à environ 1000 miles des Açores , une dépression assez creuse passe sur l'ouest nous dit Olivier , ce qui nous amène du vent .

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Vendredi 24 mai

Quelques jours avant de quitter la Guadeloupe , un avis a été lancé à tous les bateaux . Le voilier «  Grain de Soleil » ayant effectué la transat retour a déclenché sa balise de détresse à 500 miles au sud-ouest des Açores .

Hier , un super-tanker aurait repéré une lumière clignotante correspondant à un flash de détresse de bib ( radeau de survie ) à 300 miles en avant de notre position .

Olivier nous appelle par VHF pour nous donner ces dernières infos , nous demandant si nous voulons bien nous dérouter légèrement pour quadriller un périmètre défini par Michel ( le routeur ) . Nous acceptons sans hésitation aucune , nous serons sur zone dans 3 jours .

Simon nous prépare des saucisses-lentilles qui nous réchauffent de l’intérieur . Les parkas et couettes sont sorties pour la première fois depuis 2 ans .

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Samedi 25 mai

Le vent s'est bien levé , des pointes à 28 nœuds , la houle est courte ( 5 secondes ) , 2 m environ . Nous sommes à 2 jours de la zone de recherche , nous commençons à nous poser des questions . Nous pensons que cela tiendrait du miracle si nous apercevions le bib . Ceci dit , cela n'entame en rien notre résolution . Simon qui a été pompier volontaire plusieurs années nous donne les consignes et la conduite à tenir selon ce que nous allons trouver , si nous trouvons . Car la question que nous nous posons , c'est qu'allons-nous trouver précisément ? En prévision nous réduisons nos doses d'aliments et d'eau . De toute façon , il se peut que nous soyons obligés de nous rationner : je ne sais pas comment j'ai fait mon avitaillement , mais j'ai vu trop juste . Si nous pouvions prendre un poisson !

Par contre , j'ai vu tres large en farine , a defaut de viande ou legumes , on mangera du pain maison !

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Dimanche 26 mai

Depuis hier , nous avons commencé à veiller , nous scrutons la surface de l'eau et l'horizon car nous nous rapprochons de la zone de recherche .

La mauvaise nouvelle du jour : notre vache de 200 litres fuit . On ne peut rien faire pour la réparer car se sont les coutures qui se décollent . Nous avons presque 100 litres qui se promènent dans les fonds , et comme nous sommes à la gîte , nous ne pouvons pas l’évacuer par la pompe . Ce qui explique aussi cette eau que nous avions trouvé dans la salle de bain en début de transat .

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Lundi 27 mai

La houle s'est lissée, ce qui facilite le repérage éventuel d'un bib , de jour comme de nuit .

Une nuée de dauphins vient jouer près de nous , il ont le ventre tout blanc , il y a même des tout petits . On serait presque tenté de plonger avec eux si la mer n’était pas si froide et agitée !

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Mardi 28 mai

Nous ne réussissons pas a nous rendre sur la zone de recherche , les vents ne sont plus favorables . Michel nous apprend que d'autres bateaux arrivent à remonter sur le secteur . Il nous attribue une autre zone , plus au nord qui est sur notre route pour rejoindre les Açores .

Nous faisons le point de ce qui nous reste en nourriture . C'est de plus en plus limite .

Simon est très fatigué , moi aussi : j'ai fait un quart de 4h30 pour pouvoir le laisser dormir . Après cela , je n'arrive pas à m'endormir . J'ai trop sollicité mes nerfs pour me garder éveillée cette nuit .

Simon voit 3 énormes tortues .

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Mercredi 29 mai

Nous virons 2 fois de bord dans la nuit . Toujours pas de bib à l'horizon .

Au matin , nous avons une prise . Un magnifique thon rouge d'une vingtaine de kilos . Simon bataille dur pour le remonter à bord . J'imagine à l'avance comment je vais l’accommoder .

La journée se passe calmement , nous lisons , regardons un film sur le pc , faisons des mots croisés ou dormons lorsque nous y arrivons .

Au niveau des quarts , nous sommes bien rodés . Camille prend de 21h à 23h ; Morgane de 23h à 1h ; Moi de 1h à 3h , mais ces derniers temps , j'allonge un peu mon quart d'1 à 2h selon mon état de fatigue pour que Simon ait une bonne dose de sommeil . Cela me permet de voir le jour se lever , je me prépare un thé brûlant pour me réchauffer et j'engloutis une biscotte de nutella , denrée qui ne fait pas défaut à bord !

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Jeudi 30 mai

Nous nous éloignons inexorablement de la zone de recherche . Nous continuons à veiller et nous pensons à chaque instant à ces 3 jeunes dans leur radeau et à leurs familles qui gardent espoir .

Nous mangeons du thon à tous les repas , les chats aussi . Clochette ne l'aime que cuit , Crampon cru .

Nous devrions toucher les Açores d'ici 2 à 3 jours , il est temps , il y a pénurie de binouze !Heureusement il reste du rhum pour Simon .

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Vendredi 31 mai

Nous sommes à 220 miles des Açores . Je commence à être fébrile , à penser à nos retrouvailles avec nos amis de Djenah , Serge et Didine qui sont depuis 3 ans résidents de Faial .

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Depuis 2 jours nous nous faisons doubler par des voiliers , ce sont de grosses unités puisqu'ils nous passent devant sans vergogne !

 

Samedi 1 juin

Olivier nous appelle par VHF pour nous apprendre qu'il n'a quasiment plus de gaz . Nous organisons alors une livraison à domicile , puisque nous nous n'en manquons pas .

Olivier se place sur notre arrière pendant que Simon met l'annexe à l'eau . La bouteille est mise dedans avec , nous scotchons dessus un livre et un petit mot de Camille pour Audrey .

Nous donnons du mou à l'amarre pour qu'elle rejoigne Losadama . Virginie est sur le pont avec sa gaffe pour attraper la bouteille , c'est finalement Olivier qui tirera le gros lot . Nous ramenons l'annexe et la refixons sur la plate forme , finger in the nose !

Pour fêter ça , Morgane nous fait un autre gâteau au chocolat . On espère que cette nuit de nav qui approche et censée être la dernière sera aussi calme que la précédente .

 

Non non non , ce n'est pas une bombe !

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Samedi 2 juin

Nous devons arriver aujourd'hui . Je rêve d'une douche et d'un steak-frites . Ou peut-être le contraire . Ras le bol du thon .

A 8 heure du matin , la petite voix d'Audrey qui appelle Simon à la VHF me réveille : « Simon , c'est pas Faial qu'on voit là bas ? » . Je sort de ma bannette et passe la tête dehors :

TERRE !

Nous arrivons à Horta à 16h . Nous appelons nos parents pour les avertir de notre arrivée , nous nous lavons , dînons et dormons . Pour le steak-frites , on verra demain .

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04 juin 2013

Juste un petit mot pour vous dire que nous sommes bien arrives aux Acores il y a 2 jours .

Tres bientot le recit de notre voyage , et les photos bien sur !

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03 mai 2013

Losadevent episode 6 : La guadeloupe , suite

Nous sommes de nouveau a Pointe a Pitre que nous avons rallie apres une nav tres sport . La plaisance aux Antilles n'est pas de tout repos .

Au mois d'avril , nous avons fete l'anniversaire de Simon ( 40 ans ) et ce lui de virginie ( 41 ans ) a l'occasion duquel olivier s'est mis aux fourneaus et s'est surpasse .

Peu d'anecdotes ces derniers jours , a part peut-etre le sauvetage d'un iguane qui a tente une traversee a la nage . Damien , a bord d'un optimiste , l'a recupere sur le bout de sa rame et ramene a terre .

Le temps est maussade , lourd , pluvieux et orageux , et l'humidite est desagreable . Nous preparons les bateaux pour une nav un peu longue , nous sommes un peu fatigue . le prochain post n'arrivera donc pas avant 3 ou 4 semaines au moins . En attendand , un gros bisous a tous nos lecteurs .

Anniversaire Simon

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